Faire
encore plus de qualité en 2008
Michel Gourd Faits
divers - 30 janvier 2008 Mise à jour @
08:45:08
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Photo: Michel
Gourd |
| Gaspésie Sauvage, l’entreprise de
Gérard Mathar est le parfait exemple des avantages
pouvant être tiré de l’exploitation des produits
forestiers non ligneux.
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Gaspésie Sauvage a récolté 12,000 livres
de champignons en 2007 dont 15% ont été vendus frais
dans les villes de Québec et Montréal. Toronto serait la
prochaine ville ciblée.
Gérard Mathar,
un Belge établi dans la municipalité de Matapédia
récolte actuellement les fruits de quatre ans
d’investissement. Cet entrepreneur tire de la forêt
gaspésienne plusieurs sortes de champignons sauvages
recherchés par les connaisseurs en fine cuisine.
Gaspésie Sauvage fournit les grands chefs de restaurant
4 et 5 étoiles du Québec tel le "Toqué" et "Au pied de
cochon". Il a des vues bien arrêtées sur les prochaines
étapes de développement de son entreprise. « En ce qui
est de l’année qui s’en vient, le but n’est pas de faire
de la quantité, mais de la qualité. Ce que j’aimerais
cette année c’est d’avoir la même quantité, mais avec
une qualité encore augmentée ».
Ce souci du travail bien
fait est une des raisons pour lesquelles « Gaspésie
Sauvage » a été le gagnant de la 9e édition du concours
québécois en entrepreneuriat dans la catégorie
Bioalimentaire le 23 avril dernier. Ses pratiques de
cueillette des champignons sauvages tels la morille, la
chanterelle, le bolet, la russule, le cèpe et une
dizaine d’autres espèces en font le parfait exemple des
avantages pouvant être tiré de l’exploitation des
produits forestiers non ligneux.
La
qualité avant tout
L’année passée, 80 cueilleurs
ont ramassé des champignons. Pour bien faire leur
travail, ils ont dû recevoir une formation « On ne
ramasse pas tout! » Affirme Gérard Mathar. « Il ne faut
prendre que les champignons étant au bon stade de
développement . C’est un art ». Il faut aussi une bonne
connaissance du terrain. Contrairement à d’autres
ressources forestières dont l’emplacement peut
facilement être identifié et cartographié, ils ne sont
visibles qu’un mois sur douze. Les cueilleurs sont donc
obligés de faire beaucoup de recherche en forêt. Chaque
semaine ils doivent repasser sur les emplacements déjà
identifiés pour faire leur cueillette sélective. « Il
est normal que les cueilleurs passent au travers d’un
processus d’apprentissage. C’était la première année
pour un grand nombre d’entre eux. Certains cueilleurs
ont bien compris ce que je demande. D’autres ont encore
besoin de s’améliorer. En 2008, ils seront plus
expérimentés. Ce que je souhaite, ce n’est pas avoir
plus de champignons, ce qui m’en donnerait plus de
mauvaise qualité. Je veux une quantité équivalente, mais
a qualité meilleure ».
Les formations
pour les cueilleurs sont prévues pour aussitôt que le 15
janvier. « J’avais prévu de faire quelques formations en
mars et avril en Gaspésie, mais étant donné la demande,
j’ai du commencé avant à St-Quentin. Ce que je recherche
c’est de la bonne qualité et augmenter la vente de
champignons frais vers Montréal, Québec et pourquoi pas
Toronto ». Y a aussi l’aménagement d’un atelier et d’un
nouveau séchoir qui se profile à l’horizon. Celui qui
est déjà installé est trop petit et ne peut sécher tout
ce qui est ramassé en pleine saison. « Un investissement
d’environ 20000$ pour un séchoir, c’est gros », continue
l’entrepreneur. « J’ai fait un plan d’affaires et je
vais prochainement voir quel financement est disponible
pour aider ».
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